Pas de photo aujourd'hui, désolée, pas trop eu le temps d'aller me balader, je suis dans un autre hôpital demain et il faut que je me lève tôt.
Ce matin, j'accomagne le Pr Welsh au domicile d'un patient pour changer une pompe à morphine + anesthésiques locaux sur cathéter intra-thécal. Je suis promue "assistante". Après la théorie hier, la pratique aujourd'hui, d'autant que je n'en avais jamais vu en France. Je suis chaleureusement remerciée, ça fait plaisir.
Retour au Beatson, je suis un autre médecin jusqu'à la réunion multidisciplinaire de 12:30. Une sorte de réunion de service si j'ai bien compris, où chacun parle des patients qui posent problème. Je ne comprends pas tout mais à nouveau ça renforce la cohésion de l'équipe soignante, et ça permet de recueillir différents points de vue.
Petit lunch rapide et je retrouve le Pr Welsh pour assister à sa consultation. Un oncologiste était dans les starting-blocks pour y assister mais il est évincé ... et oui ! impossible de se passer de son assistante frenchie ^^ Certains patients ont cet accent que je redoute tant ... tant pis, je souris et au moins, je comprends sans trop de problème le médecin. Les Ecossais se plaignent très peu, sont peu enclins à prendre des antalgiques forts (les pain killers, j'adore ce mot). Le Pr Welsh m'explique que la morphine est encore très rattachée à l'euthanasie dans l'esprit des gens. De plus, ils sont habitués à une vie rude et ont peu d'attente quant à leur santé. Chaque consultation dure plus de 20 minutes, jusqu'à 50 même. Les patients m'accueillent favorablement (ouf !).
J'apprends qu'au Royaume Uni, il n'existe pas de mutuelle mais des assurances privées qui rattachent le patient qui la souscrit à un hôpital privé. Sinon, tout le monde bénéficie de la NHS (comme notre sécu), en cotisant sur leurs revenus (pour ceux qui ont un emploi). En Ecosse, il existe très peu de cliniques privées (seulement 2 à Glasgow), les gens sont très attachés à l'hôpital public et refuse l'idée d'une médecine à 2 vitesses.
A Glasgow, le gouvernement a fait en sorte d'éviter les ghettos, de mêler les logements "sociaux" aux logements "classiques", les gens défavorisés (en nombre à Glasgow, contrairement à Edinbourg) aux classes plus aisées. Il existe toujours probablement des différences entre les quartiers mais c'est déjà une bonne initiative.
Petite précision aussi, on ne dit pas "Edinbourg" mais "Edinbora" en bon écossais.
Je me plais de plus en plus ici, j'ai hâte de rencontrer des Ecossais(es) de mon âge, pour ça, il va falloir que je songe à fréquenter les pubs. Si mon séjour se continue sur cette lancée, je sens qu'il me sera difficile de quitter Glasgow à la fin août ... de grandes chances que j'y retourne régulièrement.
My blueberry nights
Il y a 14 ans
Merci Gioia ^^ grâce à toi c'est comme si j'étais à Edinbourgh ^^ c'est trop cool ... mais dans tout ça je ne vois que des journées de travail .... humhum à quand les têtes à têtes torrides avec un jeune rouquin dans un pub mal fréquenté lol ?
RépondreSupprimerouais faut aller dans les pubs! Boire des pintes et regarder sous les kilts! Yeehee!!
RépondreSupprimerOuais vas donc t'éclater dans les pubs! Boire des pintes et regarder sous les kilts, y'a qu'ça de vrai!!
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