dimanche 28 juin 2009

Week-end Ecossais


SAMEDI

Balade dans les Botanic Gardens : tout pleins de jolies plantes, avec une mention spéciale pour les plantes carnivores, les orchidées et les fruits de la passion (et les cheveux de Pauline ^^). On enchaîne sur l'université, bien sûr, les piles de mon appareil-photo ont rendu l'âme (une bonne raison pour y revenir), on se croirait à Poudlard, pas étonnant qu'elle ait inspiré Harry Potter ! C'est assez austère, ancien, très beau, très grand, on rêverait tous d'étudier dans ce cadre ...
Un café, une part de tarte, une bière dans une église reconvertie en pub et un restau plus loin, nous voici au Firewater. A mi-chemin entre une boîte et un bar. Déjà niveau musique, c'est vraiment pas mal, ils passent les Clash, Oasis, The Verve et tout pleins d'autres dont je ne me souviens pas ou que je ne connais pas. Le dress code des Ecossaises mériterait une thèse : à mi-chemin entre Disneyland et un film psychédélique ... effrayant ! Je parie sur plusieurs heures passées au maquillage + coiffure, des jupes qui me serviraient de ceinture et des robes que je mettrais en T-shirt, des échasses en guise de chaussures ... Malgré mon look plus classique : jean's et chemise (dont seuls les premiers boutons sont ouverts), je fais mon p'tit effet et récolte un bisou dans le cou après qu'un jeune Ecossais tout à fait charmant m'ait chanté à tue-tête la chanson qui passait (à laquelle je n'ai rien compris à part que ça parlait de "love") et pris la main ... marrant ! Les gens sont vraiment décomplexés ici, ça aide à se lâcher, l'alcool aussi un peu ^^


DIMANCHE
Réveil difficile à 10h30, en route pour Edimbourg. En moins d'une heure de train, nous y sommes, le temps est un peu gris mais il ne pleut pas, youpi ! Je suis mon guide pour la journée, alias Pauline ^^ En route pour le Royal Mile, qui relie le château d'Edimbourg au Palace of Holyroodhouse (le palais de la reine pour ses vacances en Ecosse). D'ailleurs, son altesse est en vacances à Edimbourg en ce moment justement, tout est bouclé aux alentours. Sur le chemin, on visite St Gil's Cathedrale, on fait un détour par le Grassmarket (qui fut une place d'exécution), je prends tout pleins de photos (à voir sur Facebook), je me régale ... Et j'ai déjà prévue d'y retourner, il y a tant à voir ! Le mieux, c'est d'aller voir les photos je pense.

Retour à l'appartement, fatiguée mais heureuse :) Demain, j'explore un nouveau département du Beatson, so exciting !

vendredi 26 juin 2009

Derniers jours en soins palliatifs ... snif ^^


Et voilà, toutes les bonnes choses ont une fin : ma semaine en soins palliatifs s'achève mais sera, je n'en doute pas, succédée par une semaine au moins aussi bonne :)

Hier, petite journée dans un "hospice", entièrement dédié aux soins palliatifs, loin du Beatson je suis un peu perdue. J'assiste à 2 "multidisplinary team", décidément très répandus ici. J'essaie de suivre tant bien que mal mais c'est un peu difficile, je ne connais rien des patients ici mais bon, je m'accroche. L'hôpital est très calme, en même temps, ça peut se comprendre. Petite présentation sur la rotation des opioïdes, interesting, petite visite des patients (un seul refuse ma présence) et voilà ...
(beaucoup de "petites" choses décidément)

Soirée très sympa à Glasgow : shopping entre filles, dîner japonais et 1ère pinte, non, pas half-a-pinte ... A PINTE, un seau de bière quoi ! Au counting house, une ancienne banque. C'est marrant parce qu'ici, contrairement à la France où généralement, il y a des bars plutôt pour les vieux et d'autres plutôt pour les jeunes, toutes les générations, tous les styles sont présents.


Aujourd'hui, retour au Beatson pour mon dernier jour dans l'équipe du Pr Welsh. Il m'adresse un "We've missed you yesterday" auquel je n'ose pas répondre par un "I've missed you too ... ". RCP de pneumo, petite visite de patients pour le matin. L'après-midi, cours avec le Pr Welsh sur les lymphoedèmes, je suis présentée avec tous les honneurs ... you're making me go red ! Il parle un anglais que je comprends très bien (ça change ^^), je pense qu'il fait attention à parler doucement aussi. J'erre un peu dans les services jusqu'à un autre "teaching" où je me retrouve avec tout pleins de médecins ... et là, j'ai globalement pas compris grand chose ... 4 médecins ont présentés des études comparatives de schémas thérapeutiques dans différents cancers : le problème, c'est qu'ils semblaient tous avoir préparé des speech de 45 minutes à 1 heure qu'ils ont du condensé en 15 minutes ! J'essaye de choper quelques mots ... bof :(


Retour at home, je discute avec Joe, le pharmacien de l'équipe de médecine palliative avant de sauter dans mon train. Il ressemble terriblement à Ted, l'avocat dépressif dans Scrubs; j'essaye de pas trop y penser sinon impossible de garder mon sérieux ! :p

mercredi 24 juin 2009

Another nice day

Pas de photo aujourd'hui, désolée, pas trop eu le temps d'aller me balader, je suis dans un autre hôpital demain et il faut que je me lève tôt.

Ce matin, j'accomagne le Pr Welsh au domicile d'un patient pour changer une pompe à morphine + anesthésiques locaux sur cathéter intra-thécal. Je suis promue "assistante". Après la théorie hier, la pratique aujourd'hui, d'autant que je n'en avais jamais vu en France. Je suis chaleureusement remerciée, ça fait plaisir.
Retour au Beatson, je suis un autre médecin jusqu'à la réunion multidisciplinaire de 12:30. Une sorte de réunion de service si j'ai bien compris, où chacun parle des patients qui posent problème. Je ne comprends pas tout mais à nouveau ça renforce la cohésion de l'équipe soignante, et ça permet de recueillir différents points de vue.

Petit lunch rapide et je retrouve le Pr Welsh pour assister à sa consultation. Un oncologiste était dans les starting-blocks pour y assister mais il est évincé ... et oui ! impossible de se passer de son assistante frenchie ^^ Certains patients ont cet accent que je redoute tant ... tant pis, je souris et au moins, je comprends sans trop de problème le médecin. Les Ecossais se plaignent très peu, sont peu enclins à prendre des antalgiques forts (les pain killers, j'adore ce mot). Le Pr Welsh m'explique que la morphine est encore très rattachée à l'euthanasie dans l'esprit des gens. De plus, ils sont habitués à une vie rude et ont peu d'attente quant à leur santé. Chaque consultation dure plus de 20 minutes, jusqu'à 50 même. Les patients m'accueillent favorablement (ouf !).
J'apprends qu'au Royaume Uni, il n'existe pas de mutuelle mais des assurances privées qui rattachent le patient qui la souscrit à un hôpital privé. Sinon, tout le monde bénéficie de la NHS (comme notre sécu), en cotisant sur leurs revenus (pour ceux qui ont un emploi). En Ecosse, il existe très peu de cliniques privées (seulement 2 à Glasgow), les gens sont très attachés à l'hôpital public et refuse l'idée d'une médecine à 2 vitesses.

A Glasgow, le gouvernement a fait en sorte d'éviter les ghettos, de mêler les logements "sociaux" aux logements "classiques", les gens défavorisés (en nombre à Glasgow, contrairement à Edinbourg) aux classes plus aisées. Il existe toujours probablement des différences entre les quartiers mais c'est déjà une bonne initiative.
Petite précision aussi, on ne dit pas "Edinbourg" mais "Edinbora" en bon écossais.

Je me plais de plus en plus ici, j'ai hâte de rencontrer des Ecossais(es) de mon âge, pour ça, il va falloir que je songe à fréquenter les pubs. Si mon séjour se continue sur cette lancée, je sens qu'il me sera difficile de quitter Glasgow à la fin août ... de grandes chances que j'y retourne régulièrement.

mardi 23 juin 2009

Glasgow, 26°C, ciel bleu ... si si, j'vous promets !

Whitehill Street : la rue où j'habite ... mais surtout, le ciel bleu !! Aujourd'hui, il fait 26°C, les Ecossais n'ont vraiment pas l'habitude de telles chaleurs, j'en croise torse nu ... torride !! Si tout l'été pouvait être de ce genre ...

Hier, premier jour à l'hôpital ... mon anglais est mal assuré et l'accent Ecossais m'est toujours aussi hermétique. Le Beatson WOS Cancer Center est un tout nouveau bâtiment, construit en 2007, un vrai labyrinthe même pour le personnel. Je débute en soins palliatifs et mes appréhensions s'envolent dès les premiers contacts. On m'appelle par mon prénom, médecins et infirmières s'occupent de moi, je suis chouchoutée, le bonheur ! La première patiente que je rencontre parle avec un pur accent écossais, je ne comprends RIEN, sauf que ça a l'air de bien la faire marrer que je sois frrrench. Je ne suis pas encore à l'aise avec mon anglais, les mots me manquent souvent et je ne comprends pas tout mais on me répète que "my english is embarassingly good" ... si vous le dites !


Côté hôpital, la première chose surprenante, c'est que le corps médical ne porte pas de blouse; ça les rend quelque part plus accessible pour le patient mais un peu moins reconnaissable. Il existe une forte interaction médecins-infirmièr(e)s, ce qui manque beacoup je pense en France. Les médecins prennent le temps de discuter avec le patient (logique aussi, on est en soins palliatifs), se permettent de petits gestes comme prendre la main ou caresser le bras (assez drôle alors que pour se dire bonjour ici on ne se fait pas la bise, juste une virile poignée de mains), s'assoient pour se mettre à la hauteur du patient ... Les Ecossais se plaignent très peu, par nature, m'explique une des médecins, c'est pareil en France ? Euh ... comment dire ... ^^ Ici, dossier papier exclusif, pas d'informatique (en tout cas je n'ai rien vu de tel) mais j'ai l'impression qu'ils communiquent beaucoup par email (y compris au sujet des patients ? je ne suis pas sûre). A la fin de ma première journée, je suis déjà conquise !

Aujourd'hui, un tout autre programme. Ce matin, direction le Prince & Princess of Wales Hospice pour un cours sur les perfusions intra-thécales à visée antalgique. Ca tombe bien, j'en ai vaguement entendu parler en France mais je ne suis pas très avancée sur ce en quoi ça consiste. Ici, les "Hospices" sont des sortes de maison de retraite avec en plus, une partie consacrée en patients en fin de vie, ne pouvant plus rester à domicile, donc pas forcément des personnes âgées. Celui-ci est abrité dans une maison style victorien, surprenant. Je m'accroche pour le cours, Dr Mitchell fait attention à ne pas parler trop vite pour moi, c'est très intéressant et je me demande comment cette technique est développée en France ...

Après le lunch et quelques travaux pratiques pour les infirmières, retour au Beatson. Je suis sensée être confiée au Pr Welsh pour l'après-midi mais il est déjà au St Margaret of Scotland Hospice, hop, nouveau voyage en voiture et c'est parti ! Je suis la visite, j'examine un patient, on me demande mon avis, le Pr Welsh m'explique tout un tas de choses, encore une agréable après-midi. Une petite mamy, groopie du Pr j'ai l'impression, me lance un "don't fall in love with him" ... réponse du Pr Welsh : "she won't, she won't" .. j'adore !


Au moment de rentrer,
un autre médecin me propose de me déposer au Beatson ... "no, she doesn't go back to the Beatson!" ok, ok, j'ai p't-être mon mot à dire ? non ? non ... ^^ Alors qu'un simple dépôt à un arrêt de train m'aurait permis de retrouver la route jusqu'à chez moi, une fois dans la voiture, le Pr Welsh me demande où j'habite exactement et hop, c'est décidé, il me ramène jusqu'à Whitehill Street. J'ai donc droit à un nouveau tour de Glasgow, commenté, vraiment très sympa ... j'insiste pour qu'il me dépose au bout de la rue, j'ai quand même la sensation d'abuser. Très gentleman le chef de service !

Si tout le monde est aussi gentil, je sens que je vais me plaire ...

samedi 20 juin 2009

Vous en rêviez n'est-ce pas ? Pour la petite histoire, ce groupe de jeunes Ecossais sur Buchanan Street est passé à l'émission "Britains got talents", la même émission qui a révélé Susan Boyle, ne me dites-pas que vous êtes passés à côté !

Ce matin, problèmes bancaires réglés, en route pour mes petites courses : la libération ! Je sais, c'est bassement matériel, mais quel soulagement de s'acheter du pain de mie, du thé Earl Grey, des oeufs et du dentifrice.

Pour l'après-midi, je retrouve une amie qui me fait découvrir Merchant City, la partie piétonne et commerçante de Glasgow. Il y a un monde fou, tout un tas de magasins très intéressants ... je sens que je vais y passer quelques heures en mode lèche-vitrine. En plus c'est tout prêt de l'endroit où je suis logée. Il ne faut pas oublier que ma valise pesait déjà 19,5 kg à l'aller ... il va falloir être sage pour ne pas exploser la limite des 20kg ! En plus, la journée était belle, soleil et ciel bleu, j'avais même trop chaud sous mon trench.

C'est la période des enterrements de vie de jeune fille, du coup pas mal de filles avec des tenues incroyables. Déjà que les Ecossaises ont naturellement un look très affirmé ... comme je fais triste avec mon trench gris et mon jean, heureusement, j'ai mes Camper Edition Limitée de toutes les couleurs. Je croise aussi 2 hommes très classes devant un restau chic, en kilt de luxe ... so sexy !

Du coup, j'ai eu la flemme de me trainer jusqu'à l'hôpital, j'irai repérer les lieux demain. J'fais trop la fière avec ma Bus Card ...

vendredi 19 juin 2009

Arrivée à Glasgow

Coucou tout le monde,

je suis bien arrivée à Glasgow, hier (le 18 juin donc). J'ai failli rater le TGV qui m'emmenait à Roissy Charles de Gaulle (merci les TCL ...) mais la suite s'est passée sans encombre.

Atterrissage à Glasgow : l'avion tremble, il pleut ... bienvenue en Ecosse ! Nous débarquons sur le tarmac et des bus nous transportent jusqu'au terminal, c'est bête mais je trouve ça marrant. Persuadée d'être plus forte que les autres, je balaye l'idée de prendre le taxi et tente le bus : "do you have the change ?" Euh ... oui ... j'ai bien changé mes euros en livres ... ah ! la monnaie !! Heureusement un Ecossais vole à mon secours, je suis complètement perdue.

Quelques arrêts plus tards, j'arrive à l'hôtel, il s'est remis à pleuvoir et je tombe sur un troupeau de Français ... même le stagiaire de l'hôtel me rapelle le pays, décidément ! La propreté des lieux semble douteuse, je suis moyennement rassurée. En plus mes réservations faites sur LastMinute n'ont pas été prises en compte (idem pour l'autre groupe de Français), l'hôtel est plein, l'employé ne veut rien entendre ! Je tente le tout pour le tout et apelle un de mes éventuels futurs colocataires ... il accepte immédiatement que je débarque dès le soir et insiste pour venir me chercher en voiture. Le couple qui loue plusieurs chambres dans son appartement est tout simplement adorable et je retrouve même une lyonnaise parmi les colocataires.

Aujourd'hui (vendredi 19 juin) : opération BUS ! C'est très particulier ... déjà pas moyen d'avoir un plan en papier avec tous les bus dessus, ni sur les arrêts de bus (on en trouve sur internet juste). L'autre truc assez drôle, c'est que si, par exemple, il y a 12 arrêts sur Dumbarton Road, ils s'apellent tous "Dumbarton Road" : pratique pour se repérer ! C'est toute une aventure ... Heureusement, les chauffeurs de bus, même s'ils sont un peu bourrus parfois au premier abord, sont en général très gentils.

L'accent écossais est assez incroyable, dès que le débit de parole s'accélère, je lâche prise et finis par hocher gentiment la tête espérant qu'ils ne remarqueront pas que j'ai décroché et que j'essaye péniblement de comprendre 1 mot sur 5. En tout cas, ils sont très serviables, très accueillant et ne s'offusquent pas de mon anglais approximatif.

L'autre évènement de cette journée, c'est ma carte bancaire qui fait des siennes. Elle est tout simplement bloquée alors que le compte est approvisionné, je n'y comprends rien. Bien sûr, je m'en suis rendue compte une fois à la caisse, alors que j'avais emballé toutes mes fantastiques denrées ... youpi ! Adieu ma confiture de cassis, mon pain de mie, mes tomates et mes kiwis ... Evidemment hors des horaires d'agence, impossible de faire quoique ce soit, il faudra attendre demain. Petit coup de cafard ... demain, le soleil brillera ! Entre 2 averses, of couse :)